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Descente aux enfers et espoir de résurrection : la 2e vie de Montmurat.

Oeil

La descente aux enfers

Arrêté un an et demi pour cause d'indisponibilité de cavaliers, Montmurat est revenu à Achères pour reprendre le travail sans objectif particulier. Rapidement, il a montré des signes de réticences à l'égard du travail, qu'il soit monté ou en longe. Le galop était perpétuellement un galop à 4 temps. Dans tous les exercices que l'on pouvait lui demander régnait sans cesse le défaut d'impulsion.

J'ai cherché l'avis de professionnels, moniteurs & ostéopathe pour comprendre ce qui pouvait provoquer cela. Les coaches affirmaient que mon équitation était "trop gentille", qu'il fallait oser lui rentrer dedans et ne pas avoir peur des ruades pour obtenir quelque chose. L'ostéopathe me soutenait qu'à part un défaut de musculation certain, il n'avait aucun problèmes physiques. J'ai tenté une équitation plus "violente", usage du stick pour une leçon de jambe : mais je devais répéter la leçon toutes les cinq minutes. Monté par des cavaliers plus aguerris, Montmurat se rebellait à coup de ruades, mais finissait par céder en avançant plus vite. De ce fait, je me sentais plus bas que terre et affirmait que mon équitation avait atteint son degré d'incompétence (i. e. le principe de Peter). J'ai même accepté le temps d'un cours ce que je m'étais toujours refusée de porter : les éperons. Sauf que moins de 10 minutes après les avoir posés sur mes chaussures, cela ne fonctionnait plus…

Je déprimais totalement. Les séances d'équitation étaient devenues des séances de calvaire. Je mettais plus de 45 minutes à obtenir un élément positif sur lequel conclure la séance. Un jour d'octobre, cela faisait au moins 3 semaines que les séances se ressemblaient, je sticke Montmurat pour qu'il consente à accélérer son trot. Il a alors une réaction qu'il n'avait jamais eu. Habituellement, il ruait ou accélérait l'allure pour la décélérer 10 mètres plus loin. Mais cette fois, en réponse au stick, Montmurat se fige, comme s'il clouait ses sabots dans le sol. J'interprète ce comportement d'une seule manière : "Je ne peux pas te donner ce que tu veux, est-ce que tu me comprends ?"

En dépit des avis que je recevais, je décide de faire appel à un nouveau vétérinaire : Jérôme Seignot.

La recherche de la vérité

Jérôme a commencé par un bilan sanguin qui a révélé une légère anémie et un taux de fibrinogènes hors norme. Le fibrogène est une protéine du sang qui augmente en état inflammatoire. Face à ces résultats, en l'absence de chocs connus, on ne cherche pas forcément à connaitre la cause, on traite par antibiotique immédiatement.

Montmurat a été traité pendant une semaine. Le contrôle sanguin qui a suivi n'était malheureusement pas meilleur. Jérôme est donc venu l'observer en situation de travail monté. Ses remarques ont été les suivantes : cheval mou, ne présentant pas d'impulsion même avec un cavalier professionnel sur le dos (mon coach était monté dessus). Cheval qui se retient, ses postérieurs ne dépassent jamais son nombril.

Fatigue

Concernant le cheval qui se retient, la sensibilité des pieds a été évoquée. J'ai donc appelé Xavier Meal qui lui a posé des Perfect Hoof Ware. Jérôme a validé que le cheval était bien protégé avec ces "chaussons" et ne nécessitait donc pas d'être ferré.

La remarque concernant le défaut d'impulsion s'accompagnait de l'observation d'un rachis bloqué. Le défaut de musculation du dos n'aidant pas, nous avons convenu d'un protocole quotidien de remusculation stricte : 20 min de pas incompressibles, galop tout de suite après avec recherche de l'impulsion ; une fois l'impulsion obtenue, travail normal. Interdiction de galop et trot assis. Parallèlement, j'ai appelé l'ostéo qui m'a confirmé que le cheval n'avait rien à part un défaut de musculature et une gêne au niveau de ses pieds.

Au bout de 10 jours de protocole respecté, Montmurat était encore moins enclin à travailler qu'au début. Les 20 minutes de pas étaient d'une pénibilité sans nom. Le galop, à quatre temps, une vraie catastrophe. Le protocole, au lieu de l'aider à retrouver une dynamique, l'épuise et l'achève. Je fais le point un soir avec le vétérinaire, se dessinent 3 solutions :

1/ Abandonner l'espoir qu'il retrouve une performance quelconque et le mettre en retraite.

2/ Considérant que le cheval présente un problème au niveau du rachis, tenter des infiltrations à l'aveugle et constater le résultat.

3/ Réaliser tous les examens nécessaires pour poser un vrai diagnostic.

Je choisis la 3e solution qui me semble la plus raisonnable avec un cheval de 12 ans, ayant encore une belle vie devant lui. J'ai besoin également de comprendre et d'obtenir la confirmation que je n'affabule pas sur la situation, me leurrant sur la qualité de mon équitation.

Dr house

Montmurat est hospitalisé pour une après-midi. On commence par des radios des antérieurs : RAS. On anesthésie un pied présentant une légère raideur afin d'observer l'avant-après : pas de changement. On procède à des radios des vertèbres : encolure RAS, mais par la suite présence d'un Conflit du Processus Epineux sévère (CPE). Deux vertèbres thoraciques placés sous la selle se touchent, ce qui explique que Montmurat se mette à l'envers dès que l'on s'assoit. Il présente également deux lombaires dans la même situation expliquant le blocage du rachis et donc les difficultés de l'allure galop. Enfin des deux dernières lombaires sont déjà soudées, ce qui présentent le seul avantage de ne plus du tout générer de douleur.

Nous avons poursuivi le diagnostic en pratiquant une échographie totale du dos, en surface et par l'intérieur. Montmurat présente une arthrose importante tout le long de la colonne.

Avec ce diagnostic sombre, nous pouvons conclure que le cheval est en souffrance perpétuelle même à l'état statique. Nous procédons sur le champs à 12 infiltrations dont 8 guidées à l'échographe. Ce traitement s'accompagne d'un nouveau protocole : 3 jours d'arrêt, pas en main ; puis reprise progressive du travail d'abord au pas pendant une semaine. On commence par 15 min puis travail progressif tout au long de la semaine pour atteindre 60 min au bout de 7 jours. A l'issue de cette semaine au pas, reprendre le galop et repartir sur le précédent protocole pour remuscler la bête.

C'est anéantie que je ramène Montmurat à l'écurie. J'ai cravaché mon cheval, douté de mon équitation pendant des semaines, alors qu'il souffrait et n'était pas en mesure de satisfaire mes demandes. Le pronostic est sombre pour l'avenir : les infiltrations vont-elles fonctionner ? Comment se passeront les cessions d'arrêt de travail ? Comment gérer un travail quotidien ?

Désormais la tolérance zéro pour le dos est appliquée. Dès que Montmurat a un cavalier sur le dos, on lui branche des élastiques. Elles ne sont pas réglées trop serrées mais assez pour qu'il ne puisse pas redresser la tête.

Elastique

Rebondissement

La semaine de reprise du pas a été épuisante. Aucune réaction à la jambe, pas d'allongements. Fin de semaine sur 60 min de pas avec un cheval qui n'avance pas. Si l'on considère que l'allure moyenne d'un cheval au pas est de 6 km/h, j'ai un gros doute sur le fait que j'aurai parcouru 2 kms !

Je suis dépitée et fond même en larme en descendant de Montmurat la veille de la reprise du galop.

Le lendemain, peu de temps avant de me rendre à l'écurie, je reçois un message du vétérinaire : "On arrête tout, je viens de recevoir les résultats des analyses parties à Caen : Montmurat est fortement positif à la maladie de Lyme".

Tiques

Même si cette séropositivité m'anéantit une 2e fois, tout s'explique enfin. L'attaque nerveuse et articulaire du Lyme entraine l'augmentation des fibrinogènes, la chute des globules blancs et la mollesse incroyable du cheval. Elle a bloqué la remusculation du dos, entrainant une accentuation marquée de l'arthrose et du CPE. Les pieds ont développé une sensibilité anormale à cause de l'attaque du système immunitaire. Le cheval abattu, très lent même après avoir été enfermé plusieurs jours au box (il avait été tapé par un congénère), est symptomatique du Lyme.

Une lueur d'espoir

La maladie de Lyme est très peu connue aujourd'hui. On sait que sur l'humain est laisse des séquelles neurologiques et de paralysie assez graves. Chez le cheval, rien n'a encore été démontré. Quelques traitements ont été testés mais rien est encore très sûr.

Le traitement ayant fait ses preuves en étude consiste en l'ingestion d'un antibiotique en intraveineuse pendant 1 mois. Cependant, les risques de phlébites sont très importants et cela suppose la venue quotidienne du vétérinaire. Montmurat a donc eu le traitement en intraveineuse pendant 7 jours afin d'attaquer la maladie rapidement, puis le traitement en poudre à ingérer 2 fois par jour pendant 45 jours. Au cours du traitement, nous avons surveillé attentivement l'état du cheval et les crottins (surveillance de coliques éventuelles). Le travail était plus que modéré, monté au plus 2 fois par semaine pendant 30 min avec 20 min de pas.

Malade

Quinze jours après l'arrêt du traitement, Montmurat va mieux. Les fibrinogènes sont redescendues, les globules blancs et rouges sont en bonne voie. Le cheval a l'œil plus vivant, il joue, galope et rue en liberté. Ça reste un bon diesel, mais une fois chaud, il donne ce qu'il ne donnait plus depuis des années. J'ai le stick dans la main par principe, mais je n'ai pas besoin de l'utiliser.

Il faut maintenant se consacrer à la remusculation du dos pour gangréner le CPE et tirer le maximum de bénéfice des infiltrations.

Ne pouvant pas assurer le travail quotidien de Montmurat, j'ai choisi de le changer d'écurie. Dans le cadre de sa convalescence et je l'espère renaissance, Montmurat est entré à Vigny. Il est travaillé dans le bon sens et progressivement par des professionnels toute la semaine. Parallèlement il est dehors toute la journée et dort dans un box spacieux et lumineux. Pour ma part, je le retrouve détendu et à l'écoute le week-end.

Nous nous donnons un mois de travail complet avant de conclure sur la rédemption de Montmurat.

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Je loue sur ce post la persévérance et le professionnalisme du Dr Seignot qui a été à l'écoute de mon cheval et aussi de mon ressenti durant cette période. Il n'a rien lâché dans notre quête de la vérité et si Montmurat va mieux aujourd'hui nous lui devons. Merci.

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Post publié par Audrey

1er CSO d'Elliot avec Montmurat et... 1ère victoire !

Dimanche dernier, Elliot engageait Montmurat pour la 1ère fois en CSO Club 3. Après 2 refus dûs essentiellement au manque de galop de Montmurat, les deux ont très bien terminé leur parcours avec 11 points de pénalités.

Ils ont gagné le concours devant deux éliminations. C'était seulement la 2e fois qu'Elliot enchainait un parcours avec Montmurat, son résultat est donc remarquable. Nous étions tous très fiers de cette victoire !

 

Deuxième vidéo vue d'en haut ici.

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Visite au Moulin de la Martinière II

Mes parents et Patricia ont pu rendre visite mardi dernier au petit ratonnet lors d'une escapade normande.

Montmurat se porte très bien. Il les a reconnu, a été friand de papouilles diverses et ne s'est pas fait prier pour dévorer quelques pommes.

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Post publié par Audrey

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Un très beau cadeau d'anniversaire !

Pour mon anniversaire, ma famille m'a fait un cadeau extraordinaire que je me dois de partager sur le site de Montmurat : une magnifique pastel représentant le portrait de ratonnet !

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Je l'ai reconnu immédiatement après avoir déchiré le papier : ce regard si bien retranscrit sous les traits de l'artiste, ce détail jusqu'au tracé de ses veines et aux petits poils sensitifs de ses naseaux, sa liste en tête déviée qui descend jusqu'au rose de son nez et cette petite cicatrice qui coupe le blanc au tiers du chemin... Magnifique  !

C'est avec toute sa présence qu'il siège désormais sur le mur principal de mon salon :

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Tous mes remerciements à ma famille pour ce cadeau sublime qui me fait chaud au coeur et à l"artiste talentueux : Vanylinn.

Ci-après la version transmise électroniquement par l'artiste :

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Post publié par Audrey.

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Visite au Moulin de la Martinière

Le week-end dernier fut l'occasion pour moi d'aller rendre une petite visite à ratonnet au moulin. Montmurat s'est bien adapté à son environnement et se porte très bien.

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Nous avons eu l'occasion le dimanche de faire une bonne balade de 2h dans les champs et villages alentours. Comme les deux chevaux qui nous accompagnaient n'étaient pas des chevaux de tête, c'est au sieur Raton qu'est revenu le rôle de meneur. Même si sur les premiers 100 m j'ai du fortement insister, très rappidement, Montmurat a pris son rôle à coeur et a bien assumé sa place. Il était déterminé et sûr de lui.

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Il était en side pull. Il est particulièrement à l'aise avec ce type de filet et très obéissant. Nous avons fait un long galop très agréable. Il m'a suffi de dire *ooh ooh* pour qu'il repasse immédiatement à l'allure inférieure, sans même toucher aux rênes. Il est passé partout, flaques, tracteurs, lavoir... aucune hésitation.

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Le dimanche soir, Pascal est revenu de randonnée avec toute sa cavalerie. Pour la première fois, nous avons lâché Montmurat avec l'ensemble de la harde. Il y a eu pas mal de mouvements et de tentatives d'agression pour repousser le nouveau. Mais Montmurat sait très bien se faire respecter.

Très rapidement, il va trouver sa place dans la troupe. D'ailleurs, il a déjà le soutien de Marquise, que je soupçonne de ne pas être insensible à son charme légendaire de pur sang !

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Post publié par Audrey.

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1er jours de Montmurat aux portes d’Omaha Beach.

C’est samedi 30 mai que Montmurat a quitté Les Ecuries de La Croix d’Achères pour son congé sabbatique au Moulin de la Martinière à quelques lieues des plages du débarquement.

Montmurat s’est révélé très calme durant le transport. Nous avons même pu nous arrêter une bonne vingtaine de minutes pour déjeuner. Il a ronronné à l’ouverture de la porte et de manière détendue, nous a fait des blagues : par exemple, je lui propose de l’eau, il frotte son nez, en met dans sa bouche et me bave dessus !

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Nous arrivons en début d’après-midi au Moulin. Montmurat est placé dans un pré à l’herbe peu prolixe pour éviter tout risque de colique et permettre une bonne transition alimentaire. Il partage le pré avec Lucia et Marquise, 2 juments de Pascal en transit pendant qu’il randonne avec sa cavalerie.

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Très rapidement, je dois équiper Montmurat de son bonnet anti-mouches, il est de suite attaqué.

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Dès dimanche, Montmurat se prend une première journée de pluie, ce qui ne sera pas la dernière en Normandie !!

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Le dimanche soir, une grande animation met Montmurat en émoi : Pascal revient de randonnée et décharge sa cavalerie du camion. Raton est tout foufou, ruades, hennissements. Lucia et Marquise rejoignent les autres et Montmurat écope d’une nouvelle compagne, Swing.

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Le lundi a fait enfin place au soleil. Ce qui nous a donné l’occasion d’une balade d’une heure autour du Moulin. Montmurat, adorable, sort en side pull.

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Juliette me précède avec Max. Nous nous faisons un galop. Montmurat sans aucun souci est respectueux et garde 6 bons mètres de distance à ma demande. Super balade !

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Et il est déjà temps de laisser mon ratonnet pour rentrer sur Paris… snif.

Photo 9 transportPost publié par Audrey.

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Une randonnée dans l’Orne autour du Haras du Pin.

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Le week-end du 21-22 mars 2015 fut l’occasion pour Montmurat et moi d’une randonnée sur 2 jours en étoile autour du Haras du Pin. Cette randonnée était accompagnée de Pascal Leroux, que j’ai connu il y a presque 10 ans à mes débuts équestres. Je m’étais toujours promis de refaire des randonnées avec lui quand Montmurat et moi serions prêts. Son approche du cheval est digne des parfaits horsemen. A l’époque où je l’ai rencontré, il pratiquait la monte western. Tout en finesse et à l’écoute de l’animal. Depuis, il s’est perfectionné en approfondissant ses connaissances en éthologie.

La première journée, Montmurat est parti calmement. Rien à voir avec la toute première rando dans le Boulonnais. Il faut dire que le début de la rando ne s’est pas fait directement à cheval. Nous avons marché côte-à-côte pendant un petit quart d’heure. Pascal nous expliquait que c’était le meilleur moyen de caler le cheval, de lui montrer l’état d’esprit dans lequel aura lieu la randonnée. Cela fonctionne.

Sur les premières allures, j’ai eu le droit à quelques ruades. Je me suis aperçue par la suite que ces ruades étaient dues au contact de Simba, qui nous accompagnait. Le lendemain, plus du tout à côté de celui-ci, je n’ai eu aucune ruade, aucune menace de ruades non plus.

Pendant cette rando, nous avons appris à nos chevaux à se focaliser sur leur cavalier. Notamment sur les galops. Nous avons fait des galops individuellement avec l’importance de partir chacun son tour avec plusieurs distances d’intervalles. Il a fallu maitriser les postérieurs sur les premiers, mais rapidement Montmurat a compris le principe. Même s’il partait vite, avec l’envie de rattraper celui de devant, il se calait rapidement et je parvenais à garder les distances souhaitées.

Nous avons même fait un galop en ligne sur la grande allée devant le Haras du Pin. Super souvenir !

Pendant toute cette randonnée, Montmurat était obéissant, motivé, il avançait tout seul. Il était courageux aussi, à passer sur tous les terrains, tous les dénivelés. Un vrai cheval de randonnée. On voit qu’il aime ça.

Côté ambiance, c’était génialissime. Tout le monde s’est bien entendu, on a bien ri. On était reçu dans un superbe gite avec des personnes très accueillantes. Vraiment top !

Pour toute randonnée en confiance dans une super ambiance, il ne faut pas hésiter à faire appel à Pascal ! Son site : ici.

Post publié par Audrey.

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Une selle portugaise pour ratonnet

Ma selle anglaise est confortable et pratique pour toutes les disciplines équestres. Cependant, au bout de 3h de balade, elle devient de plus en plus inconfortable.

Ayant la volonté de randonner de plus en plus et de m’assurer d’une sécurité optimale en extérieur, j'ai opté pour l’acquisition d’une selle portugaise sur mesure. La selle portugaise est une selle de travail, qui permet d’accompagner le bétail. Elle est très confortable pour de longues randonnées. Elle permet d’y attacher des sacoches ou fontes. Enfin, elle est très sécuritaire : un cheval peut piler, ruer, faire des écarts soudains sans que le cavalier ne bouge de la selle.

J’ai fait appel à la sellerie Pedro Lopes. Ce sellier rend un travail magnifique, de qualité, entièrement sur mesure pour un excellent rapport qualité-prix. De plus, il parle français et en véritable professionnel, prodigue de très bons conseils par rapport à l’équitation recherchée du cavalier.

J’ai pu contacté Pedro Lopes par mail et lui exposer mon besoin. Quelques échanges plus tard, il réalisait pour Montmurat et moi une selle sur mesure dans ses ateliers portugais. Selle d’un poids raisonnable pour un pur-sang, munie de taquets sous quartiers pour permettre une certaine liberté et donc la possibilité de trot enlevé et de galop en équilibre. Les étrivières se situent sous les quartiers pour plus de confort et de fixité. Siège avec troussequin et pommeau important, ultraconfortable et offrant une parfaite assise. Arçon à la taille de Montmurat, matelassure en laine pour adaptabilité au dos et meilleur confort du cheval.

Enfin côté esthétique, c’est également du sur-mesure. J’ai eu la selle que je voulais : cuir et cuir retourné noir, petites larmes bordeaux, bouclerie couleur argent et logo personnalisé : le M et le A enlacés.

Après moins d’un mois, je recevais les photos de ma selle pour validation avant envoi. Juste magnifique :

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Le premier essai sur Montmurat fut surprenant. Avec la selle portugaise, on se sent plus loin du dos du cheval, les sensations ne sont pas les mêmes. Bien calé dans le siège, on se demande même comment il faudra procéder pour descendre. 

Pourtant très rapidement, les sensations sont agréables : stabilité, confort, fixité. C'est trois mots qui me permettent d'obtenir Montmurat plus facilement rassemblé aux trois allures. De plus, le sentiment incomparable de sécurité, me permet de partir en balade en toute confiance.

Voilà une selle que je conseille à tous les adeptes de l'équitation de travail, de la randonnée et du dressage !

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