reconnexion cheval

La reconnexion de Montmurat

Depuis le premier jour où j’ai connu Montmurat, donc il y a plus de 6 ans, il a un sarcoïde bien caché à l’intérieur de sa cuisse. Dès le début, le vétérinaire m’avait rassurée en me disant que ce type de verrue était dans 95% des cas non malin et qu’on ne pouvait la retirer car elle est placé à côté d’une grosse veine. Il faudrait cependant surveiller qu’elle ne grossisse pas. Au cours de cette dernière année, le sarcoïde a presque doublé de volume, mais le vétérinaire préconise toujours de ne pas y toucher vu l’emplacement délicat où il se trouve.

Ayant déjà tenté des huiles en traitement local et des plantes en traitement oral sans succès, je fais venir Brigitte énergéticienne et magnétiseuse. Elle est intervenue sur 3 séances, qui furent pour moi comme une révélation.

Lors de la 1ère séance, nous avons amené Montmurat dans le manège pour qu’il soit libre de ses mouvements et que Brigitte ait assez de place pour « opérer ». Montmurat s’est montré particulièrement dissipé. Il ne cessait de mordiller nos vêtements ou de fuir. Il ne s’est pratiquement pas connecté, mais juste assez pour envoyer des images de son passé de cheval de course. Brigitte a terminé la séance par du magnétisme sur la verrue.

Voici une photo de la verrue avant la 1ère séance et après :

Evolution verrue

Nous constatons objectivement que le sarcoïde après intervention est tout asséché. Au toucher, il était gras et légèrement mou, désormais il est sec et ressemble à une croute. A ce jour, il n’est pas encore tombé mais il parait évident qu’il n’est plus actif et ne progressera plus.

Lors de la 2e séance, Montmurat a commencé à être plus réceptif à la présence de Brigitte. Il a « travaillé » avec elle de manière saccadée. Un peu avec elle, mais toujours attentif aux bruits alentours. Difficile de savoir ce qui se passe exactement, je ne peux témoigner que de ce que j’ai pu voir ou ressentir. Ce jour-là, j’ai vu les muscles de Montmurat vibrer lorsque les mains de Brigitte passaient à proximité, comme il le ferait pour chasser une mouche. Pour terminer la séance, elle a une nouvelle fois mis ses mains à 10 cm du sarcoïde pour quelques minutes de magnétisme. L’endroit étant difficile d’accès, je tendais la peau de sa cuisse. Le haut de mes doigts se trouvaient donc juste en dessous de la main de Brigitte. Je ressentis comme une décharge électrique qui dura tout le temps où nos mains étaient positionnées ainsi. Ce n’était pas un hasard ou de l’électricité statique soudaine puisque la sensation a duré.

Lors de la 3e et dernière séance, nous avons commencé dans le box par du magnétisme sur le sarcoïde. Le box de Montmurat se trouve dans une écurie intérieure, très sombre, les lumières n’étaient pas allumées et il faisait un gris d’hiver dehors. Au moment où Brigitte a « modelé » l’énergie en faisant des cercles entre ses deux mains, j’ai vu une lumière jaune pâle, entre ses paumes. De ces lumières que l’on recherche en plaçant un bouton d’or sous son menton quand on est enfant et que l’on s’émerveille de son reflet, en s’exclamant que l’on est friand du beurre. Ce fut un moment troublant de « voir » l’énergie.

Nous sommes ensuite allés dans le manège. Montmurat était en liberté sans licol ni longe. Il s’est totalement connecté pour la 1ère fois. Il était comme en transe. Yeux dans le vide, paupières battantes, lèvres toutes relâchées et tremblantes. Cette position a duré au moins dix bonnes minutes, cela m’a semblé une éternité. Brigitte tournait autour de lui à 1 m 50. Chaque partie de son corps équin réagissaient au passage de ses mains. Les oreilles suivaient ses gestes, les postérieurs se relâchaient alternativement. Il a secoué l’encolure plusieurs fois. J’avais le sentiment que nous n’étions pas seul. Pourtant, il n’y avait que nous trois dans ce manège. A un moment, Brigitte et moi étions devant lui et Montmurat a tourné la tête brusquement en regardant derrière lui… il n’y avait aucun bruit, aucune présence, du moins apparente. Cet instant de connexion était hors du temps, je ne saurai expliquer pourquoi mais l’émotion était très forte, j’en avais presque les larmes aux yeux.

Dans les jours qui ont suivis, Montmurat a été particulièrement vif. C’est un cheval réputé pour être très cool. Si on ne le motive pas, il ne bouge pas. Pourtant, lâché en liberté dans le manège deux jours après, il est parti plein galop et ruades jusqu’à l’essoufflement.

Ce qui a changé depuis ces séances ? Montmurat a une attitude coopérative lorsque je lui mets le filet. Il n’a jamais été rétif, mais il fallait attendre quelques secondes avec le mors contre sa bouche pour qu’il le prenne, parfois même je devais placer mes doigts sur ses barres. Désormais, il met ses oreilles en arrière lorsque je passe les rênes comme pour accompagner le mouvement et il émet un léger bâillement systématique lorsque j’approche le mors. Sûr qu’il faut être dans le bon timing, mais cela permet de lui passer le mors sans toucher les dents. Dans le travail monté, je le sens plus droit. Il avait toujours tendance à avoir l’épaule gauche de travers. Je ne vois plus cette attitude que dans un bon galop quand il commence à se regrouper. Alors qu’avant, il fallait le redresser aux 3 allures.

Ce qui restera le plus troublant après cette dernière séance incroyable, c’est ce dernier évènement : deux jours plus tard, Nathan, mon filleul de 4 ans, me fait cadeau d’un dessin. Il me le décrit ainsi : « C’est Montmurat, il est assis. Il boit de l’eau. Et il a un arc-en-ciel au-dessus de sa tête ». Je n’ai jamais parlé de ces séances avec lui ou devant lui. Tout est dit.

Dessin nathan

Post publié par Audrey